Depuis plus de sept ans, Misha et Ryen échangent
des lettres. Des lettres dans lesquelles ils se racontent, se livrent, se
soutiennent. Une seule règle : ne jamais chercher à se rencontrer. Un interdit
qui a convenu à Misha pendant toutes ces années. Il n’a pas besoin de connaître
le visage de Ryen pour qu’elle soit sa muse, son inspiration, celle pour qui il
écrit ses chansons et, quelque part, son âme sœur. Mais, un soir, il croise une
jeune fille dont les goûts excentriques se rapprochent un peu trop de ceux que
Ryen lui a décrits dans ses lettres pour que ce soit une coïncidence… Et alors,
face à cette jeune fille d’une beauté solaire, renversante, Misha n’a aucun
doute : il sait que c’est elle. Maintenant, impossible de résister, il doit s’approcher.
Quitte à ne jamais révéler à Ryen qui il est vraiment. Et quitte à découvrir
une Ryen bien différente de l’idéal qu’il s’était imaginé…
Avec la sortie de la saison 1 de
mon premier roman, « Mi vida es mía », j’avais besoin d’une lecture
légère, pas prise de tête, qui me fasse penser à autre chose. Naturellement, je me suis tournée vers de la
romance, une valeur sûre.
Premier constat : « Hate
to love » n’est pas une lecture légère.
Deuxième constat : malgré l’âge
des protagonistes, le récit est porteur d’une certaine noirceur et aborde des
thématiques sombres : le deuil, le harcèlement en sont des exemples.
Troisième constat : j’ai
adoré. Vraiment adoré ! Je l’ai dévoré en une soirée!
Misha et Ryen sont correspondants,
ils échangent des lettres depuis leur enfance. En grandissant, le plus naturel
aurait été de se rencontrer, d’autant plus qu’ils n’habitent qu’à 30 minutes l’un
de l’autre. Mais ils ont toujours refusé, préférant préserver ce qu’ils avaient
et ne pas courir le risque de tout perdre. Du moins, c’est une règle qu’a
imposée Ryen, parce que Misha, lui, aurait voulu franchir le pas. Une certitude
fait battre le cœur de ce garçon depuis des années : c’est elle. Elle et personne d’autre.
Quand par le plus grand des
hasards il la rencontre, un sentiment de déception se mêle à une excitation
sans limite : elle n’est pas ce qu’il attendait. Elle est... Il n’y a pas
de mots pour la décrire, mais il ne reconnaît pas son amie.
Il n’a pas le temps de se
poser la question, la vie le rattrape, brutalement, comme si elle souhaitait
lui rappeler qu’il y a des choses qu’on ne peut oublier.
En fermant ce livre, une émotion
étrange m’a habitée. L’on dit beaucoup de choses sur la romance, notamment que
ce n’est qu’un sous-genre, de la littérature facile, mais on oublie qu’elle
aborde des thématiques lourdes de la société. Le mal-être adolescent, la peur
de ne pas s’intégrer, l’angoisse d’être différent, le désir de vivre, l’absence,
la perte, la culpabilité, tout ce qui agite une personne sur le point de
franchir le seuil de l’âge adulte est finement abordé dans ce roman. Le
portrait est sans concessions: Ryen est exaspérante parfois, Misha, malgré son
charisme, est effrayant. Mais ils ne sont que le fidèle reflet de ce que nous
sommes, des êtres complexes, plein de nuances dans un monde qui n’est ni blanc
ni noir...
Quatrième constat: mon stress s'est envolé! Les livres ont vraiment des super pouvoirs!
Quatrième constat: mon stress s'est envolé! Les livres ont vraiment des super pouvoirs!



