mercredi 21 janvier 2015

Fight For Love, tome 2 « Mine », Katy Evans

Dans « REAL », tome 1 de la série Fight for Love, le si sexy bad boy de la ligue underground de boxe, Remington Tate rencontre enfin son âme sœur. Engagé pour s'occuper de sa condition physique, Brooke Dumas provoque en lui un désir intense et elle devient pour " Remy " aussi nécessaire que l'air qu'il respire. Il ne peut plus vivre sans elle. Brooke n'avait jamais imaginé qu'elle ferait sa vie avec l'homme dont toutes les femmes rêvent. Malheureusement tous les rêves ne deviennent pas réalité et au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, Brooke doit s'éloigner du ring et donc de Remy. Entre eux la distance et la noirceur s'installent et la seule chose que Brooke puisse faire est de se battre pour l'amour de cet homme qu'elle surnomme " LE MIEN ".

Le tome 1 avait été une très bonne surprise pour moi. Je m'attendais à crouler sous les clichés -le bad boy et la jeune ingénue- et me suis retrouvée face à une histoire attachante et finalement plus complexe que je ne le croyais, tellement attachante que je me devais de lire le 2 pour connaître la suite des aventures de Brooke et de Remington.

Je vous l'annonce tout de suite, je suis toujours aussi séduite par le couple de Remy et de Brooke, même si Brooke aurait bien mérité quelques claques parfois. Hormis cela, et je vous assure que ce n'est qu'un détail, je suis conquise.

Le personnage de Remy et sa bipolarité sont les piliers de ce roman. La complexité de ce trouble, le Remy Bleu et le Remy Noir, cette personnalité multi-facettes qui aime et souffre avec la même intensité, porte littéralement ce tome 2. Ahh, Remy, cet homme qui fait se retourner toutes les femmes sur son passage alors qu'il ne vit que pour Brooke (et celle-ci a des doutes malgré tout sur les sentiments qu'il éprouve pour elle : des claques je vous dis!) Remy, qui cherche son équilibre en se noyant dans le sport et dans l'amour qu'il a pour Brooke. Cet homme si solide et si fragile à la fois.

Ce roman vibre d'intensité, aucun temps mort, un kaléidoscope d'émotions. Je me suis même laissée prendre au jeu et j'ai fauté (le premier qui dit « Encore ?! » a un gage!). Je voulais le lire en plusieurs soirées, par petites touches. Vous savez, les « Je suis fatiguée, il me faut un livre tranquille » (on peut toujours rêver...), ou encore les « Sois raisonnable, c'est un bon exercice, une petite trentaine de pages tous les soirs »... (oui, oui, je crois aux Bisounours, que voulez-vous...) Eh bien non, en une soirée il était fini. Mais chuuttt, il ne faut pas le dire trop fort, je vais me faire gronder par les Dieux-de-tous -les-trucs-de-la-mer-et-de-la-terre. 

Ce qui va me sauver, et c'est la raison pour laquelle je n'en ai pas fait une Chronique-de-la-liste-noire-des-livres-interdits, c'est que Brooke mérite vraiment des claques. Alors Les Dieux-de-tous-les-machins-de-la-mer-et-de-la-terre seront peut-être indulgents... Peut-être...

Mille mercis à Marie Decrême et aux éditions Hugo Roman pour cette lecture

lundi 19 janvier 2015

Un oiseau blanc dans le blizzard, Laura Kasischke

Garden Heights, dans l’Ohio. Une banlieue résidentielle qui respire l’harmonie. Eve nettoie sa maison, entretient son jardin, prépare les repas pour son mari et pour Kat, sa fille. Depuis vingt ans, Eve s’ennuie. Un matin d’hiver, elle part pour toujours. Kat ne ressent ni désespoir, ni étonnement. La police recherche Eve. En vain. La vie continue et les nuits de Kat se peuplent de cauchemars.
L'hiver est froid, le blizzard épais, surtout quand il noie ce quotidien que l'on ne savoure plus. La maison est vide, glacée, on apprend à vivre, avec elle, sans elle, parce qu'elle est partie. La mère de la narratrice, Kat, est partie. Sans rien de plus.

Esprit d'hiver m'avait fascinée. De cette fascination un peu étrange qui vous pousse à tourner les pages alors que l'ambiance vous gèle le sang.

Il en a été de même pour Un oiseau blanc dans le blizzard. L'envie de savoir. L'envie de sortir de ce huis-clos dérangeant. Alors, j'ai tourné les pages. Une, puis une autre, et encore une autre. J'ai découvert Kat, et ses kilos en trop qui fondent comme neige au soleil, son petit ami peu bavard, son père si gentil. J'ai découvert Kat et ses réflexions, son introspection : Pourquoi est-elle partie ? Qui suis-je ? Que vais-je faire de ma vie ? Qu'a-t-elle fait de moi ?

Et les années qui passent qui la ramène inéluctablement vers cette maison familiale. Ses cauchemars qui peuplent ses nuits. C'est le roman de l'absence, de l'identité, de comment on se construit pour et par les autres, de la culpabilité.

J'ai vécu ce huis-clos oppressant, Laura Kasischke est décidément un génie des ambiances. J'ai écouté les confessions de Kat, ses interrogations, ce portrait qu'elle dresse des gens qui l'entoure.

J'ai tourné la dernière page, presque soulagée. Parce que ce livre est aussi froid qu'un congélateur. Mais je l'ai aimé.

samedi 17 janvier 2015

Half-blood, Jennifer L. Armentrout.

(Résumé personnel) Serais-tu capable de tuer ceux que tu aimes ?
Les Hematois sont issus de l'union entre dieux et mortels; et les enfants de deux Hematois de sang pur ont des pouvoirs divins. En revanche, les enfants d'un Hematoi et d'un mortel, non. Les métisses ont seulement deux options : s'entraîner pour devenir des sentinelles qui chassent et tuent les Daimons, ou servir dans les maisons des purs. Alexandria préfère risquer sa vie en luttant plutôt que de nettoyer les toilettes.
Il y a des règles très strictes que les étudiants du Covenant doivent suivre. Alex a un problème avec toutes, mais surtout avec la règle n°1 :
« Les relations entre purs et métisses sont interdites ».
Malheureusement, Alex est attirée par Aiden, un sang pur. Mais tomber amoureuse d'Aiden n'est pas son plus grand problème, rester en vie jusqu'à la remise des diplômes et devenir une sentinelle, en est un. Un futur pire que la mort ou l'esclavage lui pend au nez : devenir un Daimon. Dans ce cas, Aiden devrait la  prendre en chasse. Et la tuer.
Tout cela n'augure rien de bon...

Avertissement: « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite »

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– Mesdemoiselles, ça ne va pas du tout, mais alors pas du tout, tonne la Cerbère-Rousse.
Nous sommes assises en tailleur, en cercle autour d'elle. Le froid du sol traverse le tissu pourtant épais de mon jean. Je ne pense jamais à prendre ce fichu coussin. Johanne s'est assise sur ses mains, elle ne va pas tenir longtemps comme cela. Pour nous punir, la sbire des Dieux-de-tous-les-trucs-de-la-mer-et-de-la-terre a décrété qu'aujourd'hui, nous n'aurions pas droit aux chaises. Il nous faut faire pénitence. Je plains Melliane qui a enfilé une jupe.
– Je vous rappelle que vous avez un problème, un énorme problème, et nous ne progressons pas. Pas du tout.
Un sourire angélique s'affiche sur nos visages. Nous buvons ses paroles, du moins en apparence.
Je fais discrètement passer un bout de papier au Chat du Cheshire.
« MissPendergast peut nous fournir un nouvel atout, elle a un chat comme Nini. »
Le Chat, c'est le service logistique de la bande. Elle est chargée du recrutement de nos troupes. Un expert pour découvrir quel talent caché se cache derrière nos recrues.
Melliane me donne un coup de coude. Elle m'aurait presque fait mal ! Je n'en tiens pas compte. Le Chat arque un sourcil interrogateur, je dessine un C.H.A.T sur mes lèvres. Melliane me donne un nouveau coup de coude. Ouille! Je me passe la main sur la zone endolorie, mais maintiens le cap de ma mission. Le Chat me répond par un : T.I.G.R.E ? . Je lui fais signe que non. Elle pousse un long soupire de déception.
Raclement de gorge. Une ombre se projette sur mon visage, et un courant glacé me dévale l'échine. Je lève la tête. La Cerbère-Rousse se tient devant moi, les mains sur les hanches. Sa chevelure flamboie dans un halo autour d'elle. C'était peut-être ça que voulait me dire Melliane...
– Voilà, la démonstration de ce que je disais.
Son ton est plus coupant que la lame d'un couteau. Je crois que je préfère quand elle hurle. Je lui souris faiblement et rentre la tête dans mes épaules adoptant un air désolé. Melliane soupire à côté de moi.
– Je le savais... chuchote-t-elle.
J'ai envie de la fusiller du regard, mais je continue de sourire. Toujours garder un œil sur l'adversaire. C'est ce que l'on enseigne dans les manuels de kung fu que j'ai consultés. J'ai l'étrange sensation que le froid qui me glace le séant est en train de figer mon sourire, mais je n'ai pas le temps de m’appesantir sur le sujet, notre Joyeuse-Animatrice-pas-si-joyeuse-que-ça reprend :
– Très bien, nous allons commencer par vous, Livre-vie, nous vous écoutons.
Bon, on y est, c'est le moment que l'on redoute toutes.
– Bonsoir, je m'appelle livre-vie, et je suis livres-addicte.
La Cerbère-Rousse fait un geste d'exapération.
– Droit au but, livre-vie, ça, nous le savons déjà, sinon vous ne seriez pas là.
Je sais ce qu'elle veut. Elle veut que je lui parle de Half-Blood de Jennifer L. Armentrout, que j'avoue avoir lu le tome 1 d'une seule traite, malgré la fatigue, que je confesse le pouvoir de cette histoire qui m'a hantée même pendant ma journée de travail, mon désir de retrouver Alex et Aiden le soir, ainsi que leur amour interdit. Elle attend que je lui dise que j'ai adoré le personnage de Seth, même si je sens qu'il y a mammouth sous gravillon avec lui, et que l'auteure a parfaitement su créer un univers totalement différent de ce qu'on lit habituellement dans le genre, en se réappropriant la mythologie grecque. Elle veut, enfin, que je confesse être encore plus accro à cette saga qu'à Lux, ce qui n'est pas peu dire. Voilà ce qu'elle souhaiterait entendre.
Nouveau coup de coude. Il va falloir que j'explique à Melliane que j'ai de l'arthrose dans le coude, et que ça fait vraiment mal...
Je sens le regard de Mme Pas-Commode sur moi, Le Chat, Melliane, Roanne, Johanne et Miss Perdengast me regardent d'un air compatissant. Elles savent que ça va être leur tour ensuite, mais je lis tout leur soutien dans les yeux. Nous sommes une équipe. 
– Oh, euh... rien d'exceptionnel cette semaine.
– Vous êtes sûre ? Vous savez qu'on ne doit pas mentir aux Dieux ! Ils savent quand vous mentez... Ils savent tout...
– Oui, oui, rien d'exceptionnel.
Je m'arme de courage et je poursuis.
– D'ailleurs, ça fait longtemps que je n'ai rien lu de génial. Je suis tellement fatiguée, que pouff, je tombe comme une masse le soir. Comme vous les filles non ?
D'un seul mouvement, elles acquiescent, un grand sourire Colgate sur les lèvres à l'attention de la Cerbère. Je m'empresse de les accompagner.
– C'est l'hiver, ça doit être pour ça. On se transforme en marmottes.
Mon humour ne la fait pas rire du tout. Elle nous foudroie du regard.
– Le Chat ?
Le Chat hausse les épaules.
– Moi ? Rien non plus... Je travaille beaucoup aussi. Et puis, je crois que je fais une overdose de livres. J'en vois toute la journée, vous comprenez.
– Melliane ?
– Oh moi, vous savez, j'ai fait les soldes, alors je n'ai pas eu le temps de lire.
Je pourrais presque voir son nez s'allonger.
– Johanne ?
Johanne répond d'un petit signe de la main qui veut dire « Tout pareil ». C'est vrai, ce n'est pas comme si son blog ne venait pas de fêter ses deux ans.
– Roanne ?
C'est notre fête à toutes ce soir...
Roanne s'enfonce dans l'étole qu'elle a cousue elle-même.
– Je ne lis plus, je suis passée à la couture.
MissPendergast semble absorbée par un fil qui dépasse de la fermeture éclair de sa veste. Je vois les rouages de son cerveau qui hurlent "pas moi, pas moi..."
La Cerbère pince les lèvres, et grommelle un « Ça ne va pas du tout ça, mais pas du tout, ils ne vont pas être contents... ». Elle s'éloigne de quelques pas, et nous tourne le dos. Je l'entends marmonner.
– On a un problème, je n'arrive pas à les faire parler.
Toujours assise en tailleur, j'étends les jambes devant moi sans les décroiser, pose les talons sur le sol et dans un mouvement plein de grâce, fais glisser mon postérieur vers l'avant afin de me rapprocher un peu d'elle. Je tends l'oreille.
– La torture ? J'y ai pensé... Mais ça va leur laisser des marques...
Je ne sais pas si dire que je suis soulagée ou non... D'un mouvement du bassin, Je me rapproche encore un peu.
– Leur faire lire un livre de cuisine ? J'y ai pensé aussi, mais même le Livre-vie serait capable d'aimer ça. Et avoir des livres de cuisine dans le Donjon des livres-interdits...
Hein, attendez-voir ! On rembobine. Le Donjon des Livres-interdits?
Je me retourne pour regarder les filles. On a un indice !
– Je peux faire quelque chose pour vous Livre-vie ?
Euh, j'ai oublié de m'arrêter... Mon corps a pris son indépendance et a continué d'avancer, et je viens de percuter la Cerbère.... Merdum...


PS : Non, non, je ne lis toujours pas en anglais ! (Je te vois venir Melliane!) Livre lu en espagnol !


dimanche 11 janvier 2015

L'échappée belle, Anna Gavalda

Simon, Garance et Lola, trois frère et soeurs devenus grands (vieux?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. 

Anna Gavalda a le don de faire de petits riens, de grandes choses. Ce qui pour les uns, est normal, acquis, pour elle est prétexte à s'y arrêter, une source de joie inestimable.

Dans l'escapade de Simon, Vincent, Garance et Lola, frères et sœurs, elle remonte vers les origines de la famille, vers ce qui nous lie à travers nos différences et ce, malgré la vie que l'on se forge et qui nous entoure.

L'on retrouve, comme dans tous les romans d'Anna Gavalda que j'ai pu lire, une plume légère, qui essaye de croquer le monde tel qu'il est, et des sentiments, beaucoup de bons sentiments... Deux heures d'immersion dans un panel d'émotions fraternelles, amicales où on accepte l'autre tel qui l'est, on rit de sa différence, de la sienne, de la nôtre... Deux heures pendant lesquelles on plonge dans le meilleur de l'être humain, dans un retour en arrière vers une enfance qu'on a tous perdue.

Deux heures de bonheur en pages !

lundi 5 janvier 2015

The Mortal Instruments, tome 2, La cité des cendres, Cassandra Clare

Le Monde Obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d'un loup-garou survenu devant le Hunter's Moon, l'un des repaires de lycanthropes les plus fréquentés de New York. Du côté des Chasseurs d'Ombres, l'Inquisitrice, une femme insensible et austère, est dépêchée par l'Enclave pour s'emparer de l'Institut : Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare. Pris dans la tourmente des événements, écartelés entre cœur et raison, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans un combat entre les forces du Bien et du Mal, qui les mènera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l'East River..

Avertissement: « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite »

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♪♫ « Comme les Rois mages, En Galilée suivaient des yeux l'étoile du berger... » ♪♫
– Arrête de chanter, grogne Melliane en enfonçant tellement la tête dans son écharpe rayée que seuls ses yeux semblent être capables de faire face au froid environnant..
Les températures ont chuté ce soir. L'hiver a posé ses valises. Une mince couche de gel commence à recouvrir le plastique de la poubelle qui nous tient compagnie. Pour plus de discrétion, nous avons choisi comme lieu de rendez-vous un abri de bus dans un quartier désert. Niveau discrétion, l'idée était bonne. Niveau confort... C'est une autre histoire... Je regrette de ne pas avoir apporté un coussin. Et mon plaid en patch. Pour me tenir chaud.
– Mais pourquoi ?
Je lui jette un regard innocent.
– Tu veux vraiment savoir pourquoi ? me demande le Chat du Cheshire en frottant ses mains l'une contre l'autre.
– Euhh... Mais mon chien adore quand je chante !
– On se demande pourquoi... C'est pour ça que je préfère les chats, ils ont un goût plus sûr, rétorque Le Chat.
– J'aimerais bien éviter la tempête qu'on a eu à Noël, tu te rappelles ? insiste Melliane.
Je chantonne encore un peu, j'ai l'âme d'une artiste ce soir. 
♪♫ « Comme les Rois mages, En Galilée suivaient des yeux l'étoile du berger, ta ta ta ta.. ».♪♫
– Et en plus, elle ne connait pas les paroles, maugrée Roanne en levant les yeux au ciel et en faisant passer le poids de son corps d'un pied sur l'autre. Autour de son cou est enroulée une étole coordonnée à son sac. Fabrication maison. Elle a des doigts de fée, Roanne.
– Mais, c'est juste pour vous mettre dans l'ambiance ! Les filles ! On va parler aux Rois Mages ! Elle est là, la solution à tous nos problèmes!
Long silence. Mon enthousiasme n'est pas communicatif.
– Que veux-tu que je te dise, je ne suis pas convaincue, mais pas convaincue du tout, finit par avouer Roanne.
– Eh oh, je vous rappelle que c'est moi le cerveau du groupe ! J'ai toujours des idées géniales !
– Le cerveau qui est parti en Laponie sans raquettes pour marcher dans la neige et affronter le Père Noël, se moque gentiment Melliane.
– Elles ne tenaient pas dans mes valises.
Je plonge le nez dans le col de mon manteau. J'aurais dû prendre une écharpe. Et des gants. Je suis vraiment étourdie parfois, je crois que je les ai laissés sur la table du salon, ou dans le panier du chien. Je ne me souviens plus vraiment.
Il est vrai que notre expédition en Laponie a été la Bérézina. On est tombées nez à nez avec des rennes qui nous ont poursuivies, toutes dents dehors. Melliane a été plus rapide que le vent avec ses grandes foulées et ses raquettes. Mon style a moi était plus... sommaire.... J'ai beaucoup goûté la neige. Elle était froide. J'ai même cru que j'allais perdre mon nez. Et mon pantalon de ski n'a pas été suffisamment épais pour me protéger des crocs de ces charmantes bêtes. Non, pas un franc succès.
– Bon, les filles. Moi je vous dis que c'est peut-être une piste. C'est bientôt le 6 janvier, les Rois Mages débarquent. Il faut qu'on les intercepte ! Ils pourraient peut-être emporter le tome 2 de The Mortal Instruments pour le cacher... Parce que, ce tome 2, il est quand même vachement bien ! Le rythme ne faiblit pas, bien au contraire. La psyché des personnages est bien développée, les dialogues sont géniaux, il y a beaucoup d'humour. Et l'univers est riche, bien pensé... Je suis fan.. et c'est votre faute, ajouté-je en lançant un regard assassin à Roanne et Le Chat.
– Pour une fois, ça n'a rien à voir avec moi ! Je suis aussi innocente que l'agneau qui vient de naître ! déclare Melliane en levant les deux mains devant elle.
– Tu veux que l'on parle de ce fameux carton de bouquins ?
Un sourire éclatant apparaît sur son visage, et Le Chat et Roanne n'ont pas l'air navré du tout. Je les comprends. The Mortal Instrument est addictif. Les pages défilent, défilent, défilent... Et paf... On est à la dernière. Et les dernières pages... Oh... (long soupir)
– Bon, on fait quoi ? Roanne, tu te renseignes pour l'itinéraire des Rois Mages ? Et on se donne rendez-vous pour mettre au point la stratégie ? Le Chat, tu as évoqué la possibilité de monter un commando de chats experts en Krav-Maga, ça en est où ?
– J'y travaille, mais il me manque le leader, la tête d'affiche.
– J'ai !
Mes doigts répondent à peine, mais je réussis à extirper mon téléphone de la poche arrière de mon jean pour leur montrer une photo.

– Notre arme secrète. Nini. Des dents et des griffes acérées. Dégaine ses pattes plus vite que son ombre, et pratique les arts martiaux, expliqué-je.
– Mais elle est toute petite ! remarque Le Chat.
– 3 kilos de nerfs... Notre arme secrète je vous dis. Je manque de perdre un œil à chaque fois que je lui donne ses médocs...
Un vent de perplexité danse autour de nous, mais ce n'est pas grave. J'ai confiance en Nini...
– Au moins, les Rois Mages, ils n'ont pas de rennes, reprend Melliane, l'optimisme transpirant dans sa voix.
– Non, mais ils ont des chameaux ! assène Roanne.
Ah oui, vu comme ça... Mais nous, on a notre arme secrète. Ça va chauffer!


NB : Je manque vraiment de perdre un œil tous les jours quand je donne ses médicaments à Nini. Et pour ceux qui doutent du pouvoir des chats Ninjas :




dimanche 4 janvier 2015

Endless, tome 1 « Love », Cecilia Tan

Karina est serveuse dans un bar de New York. Elle tombe sous le charme de James, un client mystérieux et dominateur. Ce qui commence comme un jeu érotique évolue bientôt en un jeu de pouvoir où James révèle le côté sauvage de Karina et brouille la ligne entre le plaisir et la souffrance. Et c'est Karina qui réclame toujours plus, dépassant ses propres limites, pour prouver la force de son amour à l'homme à qui elle s'offre.

Jusqu'où serai-t-ton prêt à aller par amour ? Que serait-on prêt à faire ? Jusqu'à quel point peut-on se dépasser par amour ? La confiance peut-elle être aveugle ? Voici quelques uns des fils conducteurs du roman Endless de Cecila Tan. Des clichés me direz-vous ? Peut-être, mais tant que l'alchimie se fait...
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de romance érotique. J'avais aimé les 50 Nuances et la saga Crossfire, mais ensuite, mes lectures avaient été synonymes de déceptions. Des personnages souvent creux, un langage trop cru. Du sexe pour du sexe, avec une pointe de BDSM parfois, sans trop savoir pourquoi...
Ce premier tome d'Endless a été une vraie bonne surprise. Evidemment, le schéma est classique, la jeune femme, Karina et James, l'homme mystérieux, dont elle ne connait pas la véritable identité. Tout commence par un jeu, pour finir par quelque chose de plus vrai.
Karina est un personnage bien mené, travaillé, avec un sens de l'humour que l'on attend pas dans ce type de roman. Tout comme les conversations de filles avec son amie Becky qui sont parfois hilarantes. Et James, ahh, notre torturé au cœur tendre. Son mystère est tel qu'il m'a tenue en haleine pendant tout le récit. Il résiste comme il peut à la tornade Karina, même si son coeur flanche...
Cerise sur le gâteau, Cecilia Tarn a une plume, très agréable et qui évite les écueils de la vulgarité. Je suis une petite chose fragile que voulez-vous, une prude des mots.
Résultat des courses : je lirai le tome 2 dès sa sortie... Parce que même si le BDSM est présent, même si le sexe se taille la part du lion parfois, j'ai retrouvé dans cette série, ce petit truc que j'avais eu pour CrossFire. James pourrait même être un rival pour Gidéon...

Merci beaucoup, beaucoup à Marie Decrême et aux éditions Hugo Roman pour cette découverte!

jeudi 1 janvier 2015

The mortal instruments, tome 1 "La Cité des Ténèbres", Cassandra Clare

Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup ! Mais le pire reste à venir... Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d'Ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

2014 a été une année riche en lecture et en rencontres. J'ai lu, beaucoup, j'ai découvert des blogs et des personnes formidables. C'est notamment grâce à certaines d'entre eux que j'en suis venue à me plonger dans cette saga.

Le Chat du Cheshire et Roanne sont responsables de ce dérapage, il fallait le souligner. Parce qu'internet, c'est cela, des lectures et de belles rencontres. Oui, 2014 fut riche en lectures et rencontre. La lecture n'est plus un simple plaisir solitaire, mais source de partage. Que 2015 soit forgée dans le même métal...

Pour en revenir à "The Mortal Instrument", il me semble essentiel d'insister sur le fait que je ne suis pas responsable de cette nouvelle addiction. Les Dieux-de-tous-les-trucs-de-la-terre-et-de-la-mer ne pourront pas me punir. Je suis une victime, une simple victime. La faute Au Chat et à Roanne !

Parce oui, c'est un véritable page-turner. A se demander d'ailleurs si le livre n'a pas été programmé pour touner les pages tout seul. En deux soirs, il était liquidé. Finito, caput, over... Et je ne me suis même pas rendu compte que les pages défilaient.
Que voulez-vous, le tiercé gagnant est là : un univers riche et détaillé, de l'action, et un soupçon de romance. Le tout servi par une écriture très agréable et une touche d'humour dans les dialogues qui ne gâche rien. Oui, j'ai beaucoup aimé. Oui, je crois que je développe un semblant d'addiction. Et oui je suis faible.

2014 a même failli se terminer sur un drame. Je pensais avoir le tome deux dans ma PAL, mais en bonne blonde que je suis, je me suis trompée de volume en l'achetant. Obligée que j'ai été de commander le deux et le trois (au cas où, il faut être prévoyant...), pauvre de moi... Je suis décidément bien faible. Et j'espère fauter encore de nombreuses fois l'année prochaine. Plus les années passent, plus je lis... Et plus j'aime les livres. Alors, je crois que je vais éviter de prendre de bonnes résolutions quant à la lecture, je ne les tiendrai pas (remarquez, ça me donnerait là un bon sujet pour une chronique de La-liste-noire-des-livres-interdits!)

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2015, ce doux plaisir de la lecture, et de très belles rencontres livresques, virtuelles ou réelles. Et surtout, beaucoup de bonheur.