Voici
l’histoire intime de la dynastie des Romanov, avec ces tsars et
tsarines, touchés par le génie ou la folie, tous attirés par
l’autocratie et l’ambition impériale. Cette captivante chronique
révèle leur monde secret, leur toute puissance, et raconte comment
ils ont construit leur empire de manière impitoyable, au gré des
conspirations, des rivalités familiales, et d’extravagances
sexuelles.
On
retrouve, sous la plume vivante et inimitable de Simon Sebag
Montefiore, tous les personnages tonitruants pour qui gouverner la
Russie fut à la fois une mission sacrée et un cadeau empoisonné :
Pierre le Grand qui tortura son fils à mort, exigeant des membres de
sa cour une ivresse permanente tout en faisant de la Russie un grand
Empire ; la Grande Catherine qui renversa son mari, conquit l’Ukraine
et fascina l’Europe ; Paul Ier, étranglé par les courtisans
soutenus par son propre fils ; Alexandre II qui survécut à
plusieurs tentatives d’assassinat, et écrivit sans doute les
lettres d’amour les plus licencieuses jamais écrites par un
souverain.
Dans
ce livre où petite et grande histoire s’entrelacent, Simon Sebag
Montefiore fait revivre avec une intensité remarquable et un
foisonnement d’anecdotes et de détails, les grands moments qui ont
ponctué la légende des Romanov. Et dans ce portrait de l’empire
c’est aussi la Russie d’aujourd’hui qui se dessine en creux.
Depuis
toujours, l'Histoire me fascine, elle éveille ma curiosité et
quémande des réponses qui sont parfois difficiles à satisfaire.
J'aurais pu d'ailleurs faire des études d'Histoire... Si je lis peu
de livres en rapport avec une période passée précise, ce n'est
pas par manque d'intérêt donc, c'est surtout parce que rares sont les ouvrages de vulgarisation qui sont à la hauteur. Pour me captiver, ils doivent être approfondis, fouillés, sortes d'archéologues à la
recherche du détail qui éclairera tel pan resté jusque-là obscur.
Si la minutie n'est pas au rendez-vous, je risque de me sentir
flouée, j'ai besoin que le contenu soit à la hauteur de ce qui a
été annoncé, sans cela, j'aurais l'insupportable sentiment du temps
perdu...
Ce
« Romanov » a même dépassé toutes mes espérances, j'y
ai retrouvé des accents de la littérature russe que j'aime
tant, comme si l'auteur s'en était inspiré pour écrire un roman qui
retracerait l'histoire de cette illustre famille.
L'on
côtoie tous mes membres de la dynastie, du premier de la lignée,
Michel I, davantage passionné par l'horlogerie que par la direction
de son pays, en passant par Pierre le Grand qui portera haut
l'étendard des Romanov même s'il le teindra de cruauté, sans
oublier la scandaleuse Catherine II, digne représentante des
Lumières, pour s'arrêter brutalement en
1917, lors de la Révolution.
Simon
Sebag Montefiore nous rappelle dans cet ouvrage magistralement
documenté que l'Histoire n'est pas faite que de grands noms ou de
dates. L'Histoire se construit avec les pierres de sa petite sœur,
l'histoire, faite d'anecdotes et de secrets plus ou moins
croustillants, plus ou moins honteux, mais tellement humains.
J'ai
adoré cette plongée ambitieuse dans un univers que finalement je
connaissais bien peu et qui aura su capter mon intérêt comme un très bon roman. Une découverte passionnante !
