mercredi 14 février 2018

Cocktail de nouvelles !

Un pas de trop, Marie Tinet
« Malgré les interdictions des anciens, je veux savoir ce qui se cache au-delà de la grotte. L'oiseau bleu hante mes rêves, il m'appelle, m'attire vers le soleil brûlant. »
Encore un pas. Toujours un peu plus loin. Et un de trop...

Le collectionneur, Marine Gautier
Junéa est une captive parmi tant d’autres dans les boules à neige du collectionneur, sans espoir d’évasion. La donne pourrait bien changer lorsque le chat Rotimaron profite de l’oubli de son maître pour se faufiler dans la pièce aux fées...
Une fée, un magicien, une prison de verre... Un univers poétique & envoûtant.

Don de soi(e), Dominique Theurz
Tony désespère d’entrer en relation avec sa nouvelle voisine. 
L’araignée qui loge sous sa fenêtre décide de tout mettre en œuvre pour débloquer la situation. Son obsession : servir la naissance du couple. Ses efforts seront-ils récompensés ?
Une nouvelle humoristique subtilement tissée.

Cette année, je ne vois pas la fin de l’hiver se profiler à l’horizon. Pluie, neige, froid, excès de boulot... Ajoutez à cela le stress de la publication de mes deux premiers romans (« Mi vida es mía » et « Solo tú »), et vous avez une Livre-vie crevée. Mais vraiment crevée. Du genre neurones tellement en berne que je fais bêtises sur bêtises comme perdre ma carte bleue... Et ma carte d’identité. Autant de pas faire les choses à moitié me direz-vous...

Au milieu de cette fatigue, j’ai eu du mal hier soir à me concentrer sur un roman, mais il me fallait ma dose de lecture malgré tout, alors j’ai opté pour le format « nouvelles ». J’avais ces trois-là dans ma PAL... (Le Chat, no comment !) Eh bien, je devrais lire plus souvent des nouvelles. J’ai vraiment passé une bonne soirée avec ces trois textes très différents.

« Un pas de trop » m’a fait beaucoup pensé au mythe de la caverne de Platon, à ce monde que l’on nous cache, à ces pas que l’on fait, l’un après l’autre, vers un autre univers, vers la connaissance. L’écriture de Marie Tinet est très agréable, l’univers qu’elle recrée original avec cet oiseau bleu et cette quête d'un ailleurs inatteignable. Une jolie découverte.

Je connaissais la plume de Marine Gautier que j’avais appréciée dans le tome 1 de « Au cœur du Loch », et je l’ai encore davantage savourée dans « Le collectionneur ». L’auteure nous dépeint un monde où la cruauté flirte avec l’onirisme, où le monde est à l’image de l’héroïne, dans un équilibre précaire. Sous la forme d’un joli conte, se cache une certaine noirceur, parfaitement reflétée dans cette fin qui clôt idéalement le récit.

Et pour finir, j’ai changé complètement de registre avec « Don de soi(e) ». Le collectionneur m’avait envoutée, et changer d’histoire risquait d’être difficile. Mais c’était sans connaître l’humour de Dominique Theurz et son habilité avec les mots. D’une situation et d’une héroïnes improbables, l’auteur tisse un récit qui va crescendo et qui m’a arraché quelques francs sourires. L’on sent que chaque mot est pensé et que D. Theurz a pris un plaisir énorme en écrivant ces deux courts récits (il y a ensuite une micro-nouvelle), plaisir qui m’a été transmis... Et rien que pour cela, bravo à l’auteur !

Et voilà la magie des mots. Ces trois nouvelles très différentes m’ont fait passer un très agréable moment de lecture. Peut-être que je devrais en avoir toujours en stock ? (Le chat, je te vois venir ! Chuttttt)

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