samedi 3 février 2018

Hate to love, Penelope Douglas

Depuis plus de sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres. Des lettres dans lesquelles ils se racontent, se livrent, se soutiennent. Une seule règle : ne jamais chercher à se rencontrer. Un interdit qui a convenu à Misha pendant toutes ces années. Il n’a pas besoin de connaître le visage de Ryen pour qu’elle soit sa muse, son inspiration, celle pour qui il écrit ses chansons et, quelque part, son âme sœur. Mais, un soir, il croise une jeune fille dont les goûts excentriques se rapprochent un peu trop de ceux que Ryen lui a décrits dans ses lettres pour que ce soit une coïncidence… Et alors, face à cette jeune fille d’une beauté solaire, renversante, Misha n’a aucun doute : il sait que c’est elle. Maintenant, impossible de résister, il doit s’approcher. Quitte à ne jamais révéler à Ryen qui il est vraiment. Et quitte à découvrir une Ryen bien différente de l’idéal qu’il s’était imaginé…  

Avec la sortie de la saison 1 de mon premier roman, « Mi vida es mía », j’avais besoin d’une lecture légère, pas prise de tête, qui me fasse penser à autre chose.  Naturellement, je me suis tournée vers de la romance, une valeur sûre.

Premier constat : « Hate to love » n’est pas une lecture légère.
Deuxième constat : malgré l’âge des protagonistes, le récit est porteur d’une certaine noirceur et aborde des thématiques sombres : le deuil, le harcèlement en sont des exemples.
Troisième constat : j’ai adoré. Vraiment adoré ! Je l’ai dévoré en une soirée!

Misha et Ryen sont correspondants, ils échangent des lettres depuis leur enfance. En grandissant, le plus naturel aurait été de se rencontrer, d’autant plus qu’ils n’habitent qu’à 30 minutes l’un de l’autre. Mais ils ont toujours refusé, préférant préserver ce qu’ils avaient et ne pas courir le risque de tout perdre. Du moins, c’est une règle qu’a imposée Ryen, parce que Misha, lui, aurait voulu franchir le pas. Une certitude fait battre le cœur de ce garçon depuis des années : c’est elle. Elle et personne d’autre.

Quand par le plus grand des hasards il la rencontre, un sentiment de déception se mêle à une excitation sans limite : elle n’est pas ce qu’il attendait. Elle est... Il n’y a pas de mots pour la décrire, mais il ne reconnaît pas son amie.

Il n’a pas le temps de se poser la question, la vie le rattrape, brutalement, comme si elle souhaitait lui rappeler qu’il y a des choses qu’on ne peut oublier.


En fermant ce livre, une émotion étrange m’a habitée. L’on dit beaucoup de choses sur la romance, notamment que ce n’est qu’un sous-genre, de la littérature facile, mais on oublie qu’elle aborde des thématiques lourdes de la société. Le mal-être adolescent, la peur de ne pas s’intégrer, l’angoisse d’être différent, le désir de vivre, l’absence, la perte, la culpabilité, tout ce qui agite une personne sur le point de franchir le seuil de l’âge adulte est finement abordé dans ce roman. Le portrait est sans concessions: Ryen est exaspérante parfois, Misha, malgré son charisme, est effrayant. Mais ils ne sont que le fidèle reflet de ce que nous sommes, des êtres complexes, plein de nuances dans un monde qui n’est ni blanc ni noir...

Quatrième constat: mon stress s'est envolé! Les livres ont vraiment des super pouvoirs!

6 commentaires:

  1. Une romance qui a l'air de ne pas ressembler aux autres (pour ton plus grand bonheur) et bien je vais me noter ce titre tout de suite car je sens qu'elle pourrait me plaire à moi aussi.

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  2. Du coup tu me donnes envie de tenter ça !

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  3. Et bien et bien ! Ce roman réunit des éléments qui sont très susceptibles de me plaire alors merci pour cette découverte !
    Maintenant il ne me manque plus que de le découvrir par moi-même ! :)

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