jeudi 12 octobre 2017

Les trois talents, saison 1, Le conteur d’histoire, Emma Cavalier

Quand les rivalités attisent le désir... 
Brillante et ambitieuse étudiante en journalisme, Élisabeth est stagiaire pour le quotidien Azur matin. Face à elle, un redoutable rival, Alexander Welles. Et quoi de mieux pour tenir sa concurrente que d'avoir les preuves qu'Élisabeth utilise son ordinateur pour se rendre sur des sites de rencontres ? Alexander va exercer un chantage sur Élisabeth : soit elle passe la nuit avec lui, soit il révèle son secret. Il va entraîner Élisabeth dans des jeux érotiques qui répondent aux fantasmes enfouis de la jeune femme qui se donne sans retenue aucune. Tombera-t-elle amoureuse de son rival et maître chanteur ? Devra-t-elle choisir entre la réussite et l'amour... ?

Elisabeth a enfin obtenu le stage dont elle rêvait, celui qui va lui permette de décrocher une bourse prestigieuse. Armée de son précieux sésame, à elle les Etats-Unis ! Enfin, c’était sans compter sur un obstacle de taille, un rival qui est aussi dangereux qu’il n’est antipathique : Alexander Welles. Avec quelqu’un comme lui, il ne faut pas avoir de failles. Mais Elisabeth en a une, et aussi grande que l'Everest. Derrière des abords de jeune fille rangée, elle fréquente un site web qui lui permet s’explorer sa sexualité, même si elle se fixe ses limites. Un seul garçon, toujours le même. Il est respectueux, ils sont devenus amis. Et puis un jour, elle commet une erreur monumentale (que cela serve de leçon !) : elle consulte le site au travail. Juste une seconde, pas plus, mais c’est suffisant pour que son pire ennemi la fasse chanter.

Evidemment, dans un roman de ce genre, on n’échappe pas au schéma classique du dominant/ dominé. L’un dicte ses règles, et l’autre suit, voire en redemande. Je ne suis pas forcément le public idéal pour ce type de récit, je lis peu de romances érotiques ces derniers temps. Malgré tout, et en cela réside l’originalité des Trois Talents, je dois reconnaître que l’auteur explore des facettes de la psychologie et de la sexualité peu abordées. Je les tairai pour ne pas dévoiler le cœur de l’intrigue, ce n’est ni gore, ni « trop », c’est juste humain. Et rien que pour cela, c’est une réussite. Une romance érotique qui devrait satisfaire les fans du genre !


vendredi 6 octobre 2017

Hollywood Dirt, Alessandra Torre

Le superbe acteur Cole Masten divorce de sa femme, superstar elle aussi. Le mari parfait est maintenant le célibataire le plus sexy d'Hollywood qui se lâche dans des fêtes torrides. Un nouveau bad boy règne sur Los Angeles.
 
Summer Jenkins est une jolie jeune fille blonde aux yeux noisette qui vit dans un bled paumé de Georgie qui la rejette.
 
Et quand l'avion de Cole Masten atterrit sur l'aérodrome de campagne, tout le monde regarde déambuler cette star dans la ville et reste ébahi. Cole Masten vient visiter le lieu de son prochain tournage et amène Hollywood avec lui. Et quand son chemin croise celui de Summer, elle saute sur l'occasion pour se faire embaucher.
 
Cole Masten est un sex-symbol et toutes les femmes craquent pour lui. Toutes les femmes sauf Summer qui n'aime pas son arrogance et sa manière de parler.
 
Mais là, il va être son patron pour les quatre prochains mois... 

J’ai toujours aimé les romances qui se passent dans le monde du cinéma. Sans doute mon côté midinette qui ressurgit. Mais il faut avouer qu’elles ne sont pas nombreuses et/ou pas toujours à la hauteur de ce que nous promet le résumé.

"Hollywwod Dirt" a fait beaucoup parler de lui, il y a eu un réel engouement pour ce livre qui m’a donné envie à moi aussi de vibrer un peu.

Bon... Le début m’a fait un peu peur. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Les deux personnages évoluent pendant de nombreux chapitres séparément. Pour leur construction, c’est intéressant, mais ne pas avoir d’interactions a eu l’effet indésirable de ralentir le récit et de mettre une barrière entre moi et eux. Parce que la midinette que je suis a besoin de s’attacher, et là, rien. Ou pas grand-chose. La petite ville de Quincy et ses habitudes sont bien décrites, c’est vrai, les personnages sont sympathiques, parfois drôles, mais il manquait un petit quelque chose.

Sans doute un poulet.
Oui, oui, vous avez bien lu, un poulet. Mais un poulet qui a un nom, quand même. Un poulet domestique, voyez-vous.

A partir de ce moment, je me suis surprise à tourner les pages, non pas pour finir le livre, mais parce que je voulais savoir ce qui allait se passer. Bon signe. Très bon signe. Cole m’exaspérait toujours, mais j’ai commencé à m’y attacher. Un type qui aime un poulet ne pouvait pas être qu’un connard arrogant. Et Summer a commencé, elle aussi, à me toucher. Voilà, c’était bon, j’étais plongée dans l’histoire et je n’ai plus lâché le roman!


En bref, c’est un poulet qui a tout changé ! OMG !

dimanche 1 octobre 2017

A moi pour toujours, Laura Kasischke.

" A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin. Elle est d'abord flattée par ce message qui tombe à point nommé dans son existence un peu morne. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie, dont l'équilibre n'était qu'apparent, et la tension monte jusqu'à l'irréparable...

Laura Kasischke est une auteure que j’aime beaucoup. Esprit d’hiver, Un oiseau blanc dans le blizzard sont des livres qui m’ont marquée. Ajoutez à cela un titre qui me rappelait A toi pour l’éternité de David Glattauer et A moi pour toujours est sorti de ma PAL.

Premier constat, ce roman n’a de semblable avec celui de David Glattauer que le titre, et c’est tant mieux. Ce sont deux auteurs que j’adore, et je n’avais pas forcément envie de retrouver une trame similaire.

Deuxième constat : waouhhh, je me suis fait avoir... et en beauté. Ce récit est diabolique, diablement diabolique même... 

Sherry est une femme comme les autres, les années passent, son couple tombe dans la routine, son fils quitte le nid familial. Elle s’ennuie. Jusqu’à ce qu’un billet arrive dans son casier de l’université. « A moi pour toujours ». Son sang s’accélère, son cœur se remet à battre, même si elle s’en défend. Ce n’est pas ce style de femme, non. Mais pourtant...

Laura Kasischke explore le quotidien, les failles de chacun et nous emmène dans un récit où les apparences sont trompeuses. Banale histoire d’adultère ? Que nenni. Exploration d’une femme en pleine crise ? Pas seulement. Observation d’un couple qui se bat pour survivre ? Oui, il y a de cela. Mais il y a tellement plus encore. Je pourrais détailler cette chronique, vous livrer mes impressions une à une, mais je ne le ferai pas.

La surprise : voilà le corps de ce roman.  L’auteure nous emmène là où on ne l’attend pas, et comme d’habitude, avec une efficacité redoutable!