vendredi 12 février 2016

La Fosse aux louves, Bertrand Carette

Mordante, espiègle, intelligente : telle est Virginie, mère célibataire convoitée, qui vit entourée de ses chevaux dans son vaste domaine de la Brenne. Elle est bientôt victime d'un complot ourdi par son oncle Antoine, un bon à rien. Coups bas, mensonges, accusation de meurtre et de captation d'héritage sont autant de stratagèmes pour tenter de spolier la jeune femme d'une propriété de plus de six cents cinquante hectares, avec fermes et étangs. Seule échappatoire possible pour Virginie dont le coeur, enfin, chavire : Tristan, concertiste international renommé… et plus âgé qu'elle. Or Virginie n'ose pas faire éclater au grand jour ses sentiments… Jusqu'à ce qu'elle apprenne, in extremis, la vérité sur les liens qui l'unissent à Tristan.

Il fut une époque où je lisais beaucoup de romans de terroir. Ma mère aimait cela, j'aimais cela, alors nous nous plongions les yeux fermés dans ces récits qui faisaient vivre nos belles régions de France. Parfois d'ailleurs, quand je jette un coup d'oeil aux étagères de ma bibliothèque, je ne peux éviter un sourire ému en voyant certains titres. Mais voilà, ma mère n'est plus, et je n'ai plus lu de romans de terroir.

Jusqu'à ce que la Masse Critique Babelio et les Presses de la Cité ne me proposent la Fosse aux louves. Le résumé est alléchant, la région -la Brenne- me rappelle des souvenirs, je suis partante et j'attends avec impatience la réception de ce roman. J'avais, en renouant avec ce genre, la sensation de renouer un peu avec ma mère. Las, à l'arrivée, n'en ressort que de la déception.

Le premier obstacle a été de repérer qui était qui dans les personnages. Ils sont nombreux et pas assez développés, pour ne pas dire caricaturaux parfois. Je suis ensuite passée par l'étape des soupirs et des yeux vers le ciel. Tout est très stéréotypé dans cette reprise des schémas d'une saga familiale : la famille aisée, la lutte de pouvoir, les gentils, les méchants, l'amour. Je fais partie des lecteurs qui ne sont pas gênés par les stéréotypes si ceux-ci sont bien employés et fonctionnent. Mais là, clairement, la sauce n'a pas pris. Sans aucun doute parce l'écriture ne donne pas de souffle à ce récit trop plat.

Ne reste que la Brenne, qui malgré mes critiques, vit dans ces pages. Et ça, c'était quand même agréable.

13 commentaires:

  1. Je ne lis pas ce genre de roman, ça me fait un peu peur, donc je ne vais pas encore franchir le pas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, et surtout pas avec celui-ci qui ne te donnerait pas forcément un bon aperçu.

      Supprimer
  2. Ton billet est touchant Céline. Malgré la déception, il y aura eu le rappel de doux souvenirs. C'est déjà beaucoup...
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est vrai que c'est déjà beaucoup!

      Supprimer
  3. Mince c'est dommage de voir que pour une fois que tu repars dans un style que tu n'avais pas lu depuis longtemps que ressorte deçue. Je ne connaissais pas j'avoue mais je comprends tes problèmes là.

    RépondreSupprimer
  4. Bon, je vais peut-être passer sur cette histoire... Mais je garde l'idée dans un coin malgré tout :)

    RépondreSupprimer
  5. Dommage que tu aies été déçue, j'aime beaucoup également les romans de terroir. Du coup ton avis ne me donne pas envie de me consacrer à ce roman :/

    RépondreSupprimer
  6. Je suis déçue pour toi que ces retrouvailles avec un roman de terroir se soient soldées par une déception... Mais ne t'arrête surtout pas là, je suis certaine que tu trouveras bien meilleur pour renouer avec de beaux souvenirs maternels :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je compte bien renouer avec ce genre qui fait écho avec mon histoire. Mais je pense que je ferai quelques recherches avant pour être sûre de ne pas me tromper et éviter d'être déçue.

      Supprimer