dimanche 24 avril 2016

Mon médecin et les highlanders 1/3

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Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence.
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J'ai terminé, il y deux semaines, la première saison de Outlander, la série adaptée de la saga de Diana Gabaldon. Depuis, je me sens étrange, comme si un vide immense avait envahi ma poitrine. C'est une image que l'on retrouve souvent dans la littérature, mais pour la première fois, elle prend tout son sens. Comment fait-on pour combler ce trou dans le coeur, ce creux dans l'âme? Comment fait-on quand on a l'impression d'errer comme un fantôme dans une vie livresque où les pages semblent incapables de combler l'âbime qui nous habite?
Je ne suis pas du genre à vagabonder entre deux mondes, je suis quelqu'un de pragmatique, c'est donc très logiquement que je suis revenue à l'origine même de ce geyser d'émotions en m'immergeant pour la énième fois dans la saga originelle. Je voulais redonner à mon petit coeur un souffle-pansement, ramener de l'oxygène dans mes poumons, juste le temps que la crise ne passe. Je suis une habituée de ces crises, elles finissent toujours par passer.

Sauf celle-ci.

Après avoir relu pendant une semaine toujours les mêmes passages, les émotions qui m'avaient redonné vie ont recommencé à s'éteindre. Il me fallait du neuf, des mots inédits, des histoires inattendues... Et ce n'est pas chose si facile... Une plongée dans ma Pal pourtant dodue n'a pas suffi, la crise refusait de céder du terrain. Elle était toujours là, prédateur dans l'ombre, nichée dans ma poitrine, me murmurant que tant que je n'aurais pas trouvé le bon remède, elle ne me quitterait pas. La garce !

Une seule solution pour trouver un remède temporaire qui la ferait reculer, pour appliquer un pansement qu'elle n'arracherait pas en affichant un petit air supérieur : aller voir mon médecin traitant. Après tout, c'est lui qui prescrit remèdes et autres traitements, peut-être pourrait-il m'aider?

C'est la raison pour laquelle je me trouve dans cette salle d'attente, cette pièce exiguë, aux murs recouverts d'affiches contre les MST, assise sur une chaise bancale, à côté d'un monsieur d'un certain âge qui doit souffrir atrocement de maux de ventre à en juger par les flatulences qu'il lâche à intermèdes réguliers, et d'une jeune maman accompagnée de son fils un brin braillard que j'ai envie d'étrangler avec la lanière de mon sac à main.

Je me concentre sur la porte. Si je le veux très fort, peut-être qu'elle va s'ouvrir, me libérant ainsi de ce calvaire. Allez, petite porte, ouvre-toi ! D'abord la poignée, ce n'est pas compliqué, elle entame sa descente vers la verticale, ensuite un espace se libère entre la chambranle et le panneau, espace qui grandit, grandit pour voir apparaître le médecin. Non, toujours rien. J'essaye autre chose, c'est quoi déjà la formule ? Sésame ouvre-toi ! Je prends une profonde inspiration et le pense avec plus de conviction. Sésame ouvre-toi ! 

La porte reste désespéramment close. Bon, bon, bon... Une dernière tentative.
D'un bond, je me dresse sur mes pieds et, en pointant le doigt vers la porte, je crie:
– Sésame ouvre-toi !
Monsieur-mon-voisin sursaute et une nuée de pets tonitruants s'envole, le gamin hurle de surprise avant de plaquer sa main sur son nez et de jeter un regard assassin à monsieur-mon-voisin en protestant vivement: "Maman, le monsieur il pue !"
La maman réagit immédiatement en pinçant le coude de son fils-chéri et le réprimande.
– Mon chéri, on ne dit pas ce vilain mot, je te l'ai déjà dit, on dit "le monsieur ne sent pas très bon".
Monsieur-mon-voisin, sans doute sous l'effet de la contrariété, se crispe et...

La porte s'ouvre et apparaît mon médecin, toujours aussi bedonnant, toujours aussi cinquantenaire, les cheveux toujours aussi absents, les joues toujours aussi rougeaudes. Mais au moins, il est là, ce Messie de la Médecine qui va pouvoir m'aider.
– Un problème, Madame?
Je suis debout et j'ai le doigt pointé en direction de la porte, ou plutôt de son ventre maintenant, étant donné que la porte est ouverte. Je me ressaisis aussitôt et plaque mon sac à main contre moi avant d'entrer d'un pas décidé dans la salle qu'il y a derrière lui.

Il me fait assoir en face de lui. Je consulte peu mon médecin traitant, j'ai une santé de fer. Il a un sourire bienveillant qui me tranquillise un peu, même si j'ai l'étrange impression que le drôle de squelette grandeur nature qu'il a derrière lui me fixe.
– Alors Madame, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Je me tortille un peu les mains. Le squelette me fixe toujours bizarrement, c'est une copie d'une très grande qualité, il semble étonnamment vrai. Je serre un peu plus mon sac contre moi avant de me lancer, je suis là pour ça, après tout.
– J'ai fini Outlander.
Il me regarde avec un drôle d'air.
– Vous avez fini quoi?
Outlander...
– Et c'est quoi? Du whisky ? Ça sonne comme un nom de whisky.
Ses joues me soufflent que c'est un connaisseur.
– Non, non, c'est une série tv... Adaptée d'un livre, ajouté-je avec empressement.
– Ah... Je ne connais pas. Et donc, quel est votre problème ?
– Ben, je l'ai finie... Et j'ai fini tous les livres. Je les ai même relus. Plusieurs fois. J'ai même marqué les passages que je préférais.
– Oui... Et ?
Il ne me comprend pas ou quoi ? Je ne suis pas suffisamment claire ? Je me mets sur mes pieds et jette mon sac sur son bureau qui percute son presse-papier et son bloc d'ordonnances. Mon médecin n'aime pas l’informatique, c'est un puriste de la plume et du papier.
– Et je n'ai plus rien d'autre à lire !
Il attrape mon sac et le pose prudemment le long de sa table de travail. Il prend quelques secondes pour remettre un peu d'ordre et griffonne quelques mots sur le carnet qui avait échoué à ses pieds.
– Voyons Madame, la mère des livres n'est pas morte. Il suffit d'aller dans une librairie et...
J'abats ma main sur le bureau. Il sursaute et écarquille les yeux.
– Mais non !
Je hausse le ton.
– Je sais bien qu'il y a plein de livres ! Je ne suis pas idiote non plus !
Il pince les lèvres, je ne sais pas comment interpréter son geste. Je décide de ne pas en tenir compte et je continue.
– Je parle de livres de highlanders.
– Les highlanders écrivent des livres ?
Mais il le fait exprès ou quoi?
– Non, des livres qui parlent de highlanders.
Je commence à faire les cent pas dans son cabinet. Expliquer mon problème s'avère plus ardu que ce que je ne croyais. Je pensais pourtant que ça allait être simple : j'expose le problème, et hop... Un remède.
Il penche la tête tout en continuant l'écrire.
– Je ne vois toujours où est le problème. Ma femme en lit, je trouve d'ailleurs les couvertures un peu olé olé... et si je veux en regarder un d'un peu plus près, elle me l'arrache des mains et le cache tout de suite dans le tiroir de sa table de nuit.
– Eh bien voilà le problème! C'est ça !
– La table de nuit ?
Je pousse un long soupir.
– Non... le problème est que les auteurs pensent qu'il suffit d'un highlander aux abdos en béton en couverture et d'avoir un héros qui s'appelle "Mac quelque-chose" pour avoir un livre de highlanders.
– Et ce n'est pas le cas ? Parce s'il y a des highlanders, pour moi, c'est que c'est un livre de highlanders.
– Mais non, pas du tout ! Vous n'y connaissez rien !
En deux enjambées je suis à son bureau et mes mains s'abattent en même temps le bois massif. Mon médecin recule tellement son siège qu'il percute la bibliothèque placée derrière lui. Par effet domino, le squelette tremble, tangue, je crois même que ses os vont se détacher un à un. Il finit par se stabiliser et les orbites vides de ses yeux se posent de nouveau sur moi.
– Qu'il y ait des highlanders ne veut pas dire que c'est un bon livre! La saga de Margaret Mallory en est un bon exemple, et ce n'est pas la pire... J'en ai lu trois...
Je m'aide de mes doigts pour les énumérer.
– J'ai lu Le séducteur, Le guerrier et Le gardien, et bon... D'accord il y a des hommes virils, des kilts sans rien dessous, des demoiselles en détresse qui ont quand même un sacré caractère, mais ça ne fait pas tout...
– Ce n'est pas ce que vous recherchez ?
Sa plume continue de courir sur son carnet. Je hausse encore le ton, je crie presque maintenant.
– Je veux plus! Je veux une vraie histoire, qui me fasse découvrir un contexte historique, que j'en apprenne plus sur la vie dans les Highland à l'époque, qui ne tombe pas dans les stéréotypes trop faciles et qui masquent justement une méconnaissance de la part de l'auteur, qui me fasse frémir et qui ne soit pas bâtie qu'autour du sexe. Je veux que le rythme soit bien mené, avec de l'action, mais aussi quelques moments de répit et que ce soit bien écrit.
Je me laisse tomber sur la chaise. Le coussin se plaint dans un "pof" qui me rappelle les désagréments de monsieur-mon-voisin de la salle d'attente.
– En gros, vous croyez au Père Noël ?
Mon médecin fronce tellement les sourcils qu'ils recouvrent presque entièrement ses yeux, comme si un rideau teinté d'argent était tombé dessus. Sa plume s'est lancée dans une course frénétique sur le papier.
– Mais non! Ça existe, je sais que ça existe! J'y ai cru avec Le conquérant de Heather Grothaus, j'y ai cru... Bon, la couverture m'avait fait un peu peur, mais un corps de Highlander bien bâti, c'est vendeur, stratégie commerciale, je peux comprendre. Il ne faut pas s'arrêter aux apparences. Tout allait bien, le début n'était pas mal. Le personnage de Haith était prometteur. Le récit était un peu rapide, un peu trop survolé, mais il y avait cette couleur sympa dans cette trame qui me faisait espérer... Jusqu'à ce que l'auteure introduise de la magie. De la magie !
– Il y a des croyances en Ecosse, vous savez. Le folklore est riche, m'interrompt mon médecin en se massant discrètement la main qui tient le stylo.
Il a noirci déjà deux pages, il doit avoir un début de crampe.
– Vous l'avez dit, des croyances, du folklore... C'est ça l'Ecosse, et c'est vraiment intéressant. mais pas de la vraie magie. C'est bon pour Harry Potter ça !
– Vous avez lu Harry Potter ?
La question a l'air importante, il attend ma réponse avec attention.
– Je ne vois pas le rapport ! Je vous parle de highlanders et de soucis de véracité historique, et vous de Harry Potter ! Et en plus la plume n'est vraiment pas super au final... Elle est un peu trop facile. Le héros passe son temps à soupirer pour sa belle et à espérer qu'elle finisse dans son lit, alors qu'elle, elle fait de la magie en se disant que, comme elle a vu le héros dans ses rêves, c'est lui... Et en plus, comme si ce n'était pas suffisant, la pauvre bichette a une malédiction sur le dos. Si elle s'éloigne de l'Elu que le destin a choisi pour elle, elle va mourir.
– C'est une jolie histoire je trouve, une belle image de l'amour...
– Mais non ! Dans le bouquin, c'est une vraie malédiction, un truc qui se produit, pour de vrai. Quelque chose d'empirique. Pas une légende... Pas du tout réaliste...
Il balaye une poussière imaginaire devant lui.
– Bon, en gros, vous n'aimez pas... Et vous voulez que je fasse quoi pour vous ? Vous m'avez l'air un peu agité. Vous dormez bien la nuit ?
Je m'enfonce un peu plus dans ma chaise.
– Oui, mais je veux des highlanders... Je veux juste un bon récit de highlanders, une histoire sérieuse, travaillée, qui me fasse vibrer, et pas le truc qu'on expédie en trois cent pages et qui laisse un goût d'inachevé.
Ses doigts boudinés se referment sur son Vidal. Il le consulte brièvement. Je l'entends qui marmonne.
– Syndrome du Highlander, évidemment, il n'y a rien...
Il reprend à haute voix.
– Je n'ai pas ça en stock. Je vais vous prescrire un peu de magnésium, et des plantes pour vous détendre. On va aussi faire une prise de sang, pour vérifier que tout va bien. Et on va se revoir. Disons, la semaine prochaine. Vous devriez commencer à sentir les effets. Vous semblez fatiguée. Vous travaillez beaucoup non? Il faut lever le pied, attention au surmenage.

La porte de son cabinet se referme doucement derrière moi. Je tiens une ordonnance entre les doigts. Mais je n'ai rien sur les highlanders. J'aurais peut-être dû consulter sa femme, elle a sans doute des pistes. J'en parlerai à mon médecin la semaine prochaine.



21 commentaires:

  1. AH les highlanders, j'en avais des sympas mais il faudrait que je regarde les noms

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    1. Oui!! Si tu trouves le temps de regarder, je suis preneuse!

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  2. Si jamais tu trouves de bonnes histoires avec des Highlander, je suis preneuse ! Sinon en attendant, je te conseille de changer de médecin ;)

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    1. Ca va venir! J'ai découvert de petites pépites! Attends la suite de mes aventures avec mon médecin! (dit comme ça c'est ambigu! :) )

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  3. Quoi tu n'as pas adoré la série de Margaret Mallory? J'avais adoré Le gardien!!! Un coup de coeur. La suite est moins bien. Mais je te l'accorde cela ne vaut pas Outlander, de toute manière rien ne vaut Outlander. Renvoie moi ton adresse postale par mail, je t'envoie un livre secours que j'ai adoré. J'espère qu'il remontera le niveau. ;) Bisous Céline.

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    1. Je vais vite t'envoyer mon adresse! (ou tu peux aussi me donner le titre, ça me gène toujours un peu...) J'ai vraiment été déçue par la saga de M. Mallory, mais il est difficile de rivaliser avec Outlander pour moi...

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    2. J'ai pas reçu ton adresse Céline :/ Ou je l'ai peut-être effacé par mégarde. Tu l'as envoyé sur la boite mail: leblogduneblondinette@outlook.fr
      Non, non c'est moi qui te l'offre. Tu m'en feras découvrir un bien une prochaine fois ;)

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  4. (Je découvre ton blog avec cette chronique, alors je ne sais pas si c'est toujours comme ça, mais j'aime beaucoup en tout cas !)
    J'ai cherché aussi des livres avec de l'Écosse dedans. J'ai même lu le premier tome de la série de Karen Moening (qui s'appelle Highlanders, je crois) et j'ai été incroyablement déçue, donc je n'ai pas poursuivi.
    Si tu trouves quelque chose, je suis preneuse !

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    1. Merci beaucoup de ton passage! Tout n'est pas dans la même veine sur mon blog, mais il y a aussi les "chronique de la liste noire des livres interdits" qui sont un peu à part.
      J'ai découvert de chouettes romans de highlander, à venir bientôt!

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    2. Comment ai-je fait pour passer à côté ? ça, c'est de la veine de tes chroniques ! Mais, tu as raison, ne mélangeons pas les choses (tu risquerais d'avoir une toute autre ordonnance de la part de ton médecin...) Hum ! Affaire à suivre...

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    3. Je me méfie des ordonnances de mon médecin! :) On ne sait jamais...

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  5. ahahahah :,) j'ai peur d'être dans le même état que toi lorsque j'aurai fini à mon tour la saga Outlander! C'est toujours dur d'être atteint du syndrome des Highlanders :p

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    1. C'est un sacré syndrome! Il faut se méfier!

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  6. Tu me fais trop rire avec tes billets toi, que c'est bon de te lire!!! :D
    Et bien moi comme ton médecin bedonannt le seul Highlanders que je connaîsse c'est celui de l'équipe de football américain ^^
    Je note quand même, et surtout, qu'à travers le rire ce roman laisse un vide immense. Ça c'est pas tous les jours!
    Bonne semaine Céline :D)

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    1. Un highlander dans une équipe de foot américain? Ça existe?
      Merci du compliment! Il me touche beaucoup!

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  7. Et ben dis donc, si ça fait cet effet-là les highlanders, il vaut peut-être mieux que je m'abstienne… D'autant que mon médecin ne sera pas d'aussi bonne composition, j'en ai peur… je n'ai pas envie de me retrouver en HP à cause de ces beaux Écossais :D
    Ta chronique est trop forte, comme d'hab, j'ai été scotchée à mon écran, et j'ai bien ri !!! Merci :)

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  8. Cette saga m'a toujours intrigué, mon amour des kilt y est sûrement pour quelque chose. En tout cas je pense que je vais passer mon tour, c'est sur que après avoir lu un roman aussi complet que Outlander le choc est rude. Les romans de Sonia Marmen devrait te plaire en tout cas :D Je suis une grande afficionados de cett auteure :)

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  9. Tout à fait d'accord ! J'ai testé mais jamais fini d'autres livres d'highlanders, ils m'agacent vite et me semblent tous plus ou moins des copier-coller sans originalité ni consistance ... mais Diana Gabaldon, j'aime vraiment beaucoup ! Jamie, Claire, les descriptions de l'époque, des lieux, des odeurs, tous les personnages, c'est prenant ! Mais si tu les as tous lu et qu'ils te manquent maintenant il y a la série télévisée... Moi qui adore ces livres, j'étais vraiment très dubitative, craignant une mauvaise mise en scène, un choix d'acteurs qui ne corresponde pas à mes (énormes) attentes, de sites de tournage cheap et une adaptation mièvre. Et miracle ! Les acteurs sont géniaux (en vostfr, please, les voix françaises sont horribles) l'Ecosse sublime (1ère saison, Paris la seconde) le jeu des acteurs, les musiques, tout ... j'ai très rarement (jamais ?) autant apprécié une adaptation ! A conseiller, sans aucune restriction ... mais tu connais déjà peut-être ?
    Nat

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    1. Je suis une très grande fan de l'adaptation, en vostfr bien sur, j'adore l'accent de Jamie! Les paysages sont sublimes, les acteurs incroyables (Jamie bien sûr, mais l'actrice qui joue Claire est incroyable aussi) et je trouve que vu la richesse du tome 1, ils s'en sont bien sortis!

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  10. Voilà, je me suis gardé le meilleur pour la fin... je commence dans l'ordre cette fois-ci, par le 1er, et je me bidonne encore tellement c'est truculent.

    (sinon, j'approuve, c'est plutôt l'épouse du médecin qu'il faut consulter, là...)

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    1. J'aurais dû consulter l'épouse, j'aurais dû!

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