mardi 5 avril 2016

Archer's voice, Mia Sheridan

Quand Bree Prescott arrive dans la petite ville du Maine, elle espère y trouver la paix qu'elle recherche désespérément. Elle est là pour oublier le traumatisme qu'elle a subi dans sa ville natale et recommencer une nouvelle vie. Mais à peine installée dans sa nouvelle maison près du lac, elle va croiser Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance. Un homme que personne ne voit, un homme sans voix.

C'est un récit qui parle de drames, de ce qu'on veut cacher, de ce qu'on ne peut cacher, de peurs, de solitude, de rencontres, et d'amour... cet amour qui reconstruit, cet amour qui élève, cet amour qui sauve.

Bree et Archer portent le poids de leur passé. Bree a amorcé une sorte de fuite pour trouver enfin la paix à laquelle elle aspire afin de continuer sa vie, Archer est détruit, physiquement et mentalement. Il est seul, complètement seul, isolé du reste du monde et s’accommode de cette vie sur laquelle il ne met pas de sons. Il vit comme il peut, sans savoir vraiment ce que vivre signifie.

Et comme le destin est facétieux, il a décidé de les réunir, parce que finalement, la survie ne passe pas par la solitude, la survie c'est être deux pour faire face au reste du monde.

C'est un roman dont j'avais énormément entendu parler. Un autre de ces phénomènes de la toile pour lesquels l'émotion se déchaîne. Il aurait dû tout avoir pour agiter mon « émotionmètre » : des personnages à l'histoire complexe, un présent tout aussi ardu, une épaisseur, une profondeur qui manque souvent aux récits du genre. Malheureusement, c'est ce dernier point qui a enrayé mon « émotionmètre ».

Je suis une lectrice facile, une bonne histoire, et zou, j'embarque armée de mes gloussements, larmes et autres reniflements peu gracieux. Une lectrice facile, mais exigeante. L'histoire peut être banale, stéréotypée, mais il faut que l'écriture soit suffisamment travaillée pour jouer son rôle et déclencher mon « émotionmètre ». Dans Archer's Voice, tout est réuni pour avoir une de ces histoires qui vous font passer par le Grand 8 des émotions. Des rires, des larmes, de la tendresse, du sexe. Encore faut-il que l'écriture soit à la hauteur. Et c'est là que le bât blesse. Tout ce potentiel n'a pas été suffisamment exploité à mes yeux. Chaque scène clé m'a laissée un sentiment d'inachevé, comme si tout allait trop vite. Pas besoin de prendre un train à grande vitesse pour arriver au bout du récit, au contraire. Les mots doivent prendre leur temps, doivent caresser le lecteur, l'emmener au septième ciel pour ensuite le plonger dans leur noirceur. Je ne suis pas élevée, je n'ai pas plongé, je suis restée en surface parce que les mots manquaient. Bree ne m'a pas semblé si blessée que ça, alors que tout dans son passé en aurait fait un personnage détruit en quête de construction. Archer est torturé, mais ses démons intérieurs ne font que pointer le bout de leur nez, tant et si bien que l'avant dernière ligne droite perd en efficacité.

N'allez pas croire que je n'ai pas apprécié cette lecture, c'était une lecture agréable, « sympa » comme on dit, mais elle aurait pu être tellement plus.

14 commentaires:

  1. Une lecture que j'ai trouvée sympa aussi, mais c'est loin d'être un coup de cœur comme ça été le cas pour d'autres lecteurs...

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    1. Pas de coup de coeur pour toi non plus? Décidément, on a plein de points communs! (enfin, sauf UN!)

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    2. A cause de ton manque de goût !

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    3. Mais non, mais non, mais non! Pas de tout, mon goût est sûr, Madame!

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    4. AH AH, je ris à gorge déployée !

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    5. Euh... Ça y est, tu sombres dans la folie! Si ça ce n'est pas une raison à ton mauvais goût, je ne sais pas ce que c'est! lol :)

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  2. AH le fameux!!! Désolée que ça n'ait pas été plus que ça... Je suis vraiment très curieuse de me plonger dans l'historie pour voir.

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    1. J'ai hâte de lire ton avis je dois dire!

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  3. L’amour qui réunit pour briser la solitude d’une nouvelle vie. C’est en soi très beau, mais je crois que comme toi j’aurais été déçue pour les raisons que tu mentionnes.
    L’« émotionmètre » mdrrrr j’adore! :D
    Bisous et bonne semaine Céline

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    1. L'écriture est vraiment une faille je trouve dans ce style de roman, un sujet dramatique devient de la lecture facile et nous fait passer à côté de l'essentiel. C'est dommage, mon "émotionmètre" aurait voulu danser la bachata!

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  4. Dommmage pour la petite déception mais je dois dire que j'ai un peu tendance à fuir ce genre de roman.

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    1. Il peut y en avoir de très bons, mais c'est vrai que pour que je les apprécie, il faut que les personnages soient développés, étoffés, sinon je passe à côté.

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  5. Pour le coup, il ne m'attire pas du tout du tout (non mais déjà, cette couverture est super moche, désolée hein). À force de le voir partout, je n'ai même pas eu le temps de passer par l'étape curiosité.

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    1. Ce n'est pas plus mal! Le sujet pouvait être intéressant, mais le résultat, euh...

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