dimanche 13 juillet 2014

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Eric-Emmanuel Schmitt



Moïse, «Momo», est un petit garçon de 11 ans qui s’ennuie à l’école et à la maison, auprès de son père, un avocat juif neurasthénique. Mais dans la rue Bleue où il habite, il y a des dames peu farouches qui ont bien des bontés pour lui, et surtout Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe du quartier, musulman, soufi exactement, originaire d’un Orient Lointain. 

On devrait tous avoir la chance de rencontrer un Monsieur Ibrahim dans notre vie. Cet homme discret, avare de paroles mais pas de sourires, que les années d’expérience combinées à une grande bonté, poussent à regarder le monde avec des yeux emprunts de sagesse, et qui devient une sorte de guide spirituel au bon sens qui ne relève d’aucune religion, parce qu’« avec monsieur Ibrahim, je me rendais compte que les juifs, les musulmans et même les chrétiens, ils avaient eu plein de grands hommes en commun avant de se taper sur la gueule. » 

La langue de Momo a l’âpreté, la dureté d’une vie qui n’épargne pas ses onze années. Obligé de grandir trop vite, il croise la route de Monsieur Ibrahim, l’Arabe de la rue Bleue, parce qu’  « Arabe, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie », parce qu’il faut voir au-delà des apparences.

J’ai donc poursuivi ce Cycle de l’invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose, L'Enfant de Noé, Le Sumo qui ne pouvait pas grossir et Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus) avec cette nouvelle, et si certains lui ont reproché des considérations beaucoup trop faciles, voire trop enfantines et des conceptions peu originales, je suis encore une fois conquise. Certes, c’est facile, l’on sait où l’on va. Mais c’est rassurant, c’est réconfortant… Et c’est une jolie leçon de tolérance qu’il nous livre, et ça, ça fait du bien...

11 commentaires:

  1. Je ne connais pas ce titre d'Eric Emmanuel Schmitt mais je le note ainsi que les autres romans de l'auteur. J'ai la femme au miroir dans ma PAL, je diffère toujours sa lecture, j'ai peur d'être déçue.
    Bonnes lectures

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    1. Je n'ai pas lu la femme au miroir, mais jusqu'à maintenant, Eric Emmanuel Schmitt ne 'a jamais déçue!

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  2. je l'avais lu et j'avais beaucoup aimé ce livre !!!

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    1. Je comprends! Petit roman vraiment très agréable!

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  3. Certainement le prochain EE Schmitt que je lirai... Moi aussi j'adore cet auteur et sa superbe plume!

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    1. Je lirai avec attention ta chronique alors!!!

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  4. Ce livre est l’un de mes icônes, il repose non loin de « La vie devant soi ». Deux enfants auxquels je me suis attachée, deux Momo, coïncidence ou non, je ne sais pas… Une leçon de vie, des situations humaines avec des personnages plus qu’humains, une plume inégalée, je suis complètement sous le charme, cette lecture est pour moi un immense coup de foudre. Bravo pour ton superbe billet qui me l'a fait revivre <3
    (Je dépose tes 3 critiques d'Éric-Emmanuel Schmitt das mon dernier billet)

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    1. Je note "La vie devant soi"!

      Ce court roman d'E.E Schmitt est un tel appel à la tolérance, que suite aux attentats de Charlie hebdo, je l'ai beaucoup offert, comme si le message qu'il contenait pouvait apaiser les esprits. Et il l'a fait. Toutes les personnes à qui je l'ai offert ont été sensibles à ses mots, rien que pour ça, la lecture prend tout son sens. Les livres ont un vrai rôle finalement.

      Merci pour les liens!

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  5. Ohhhhhhhh Éric-Emmanuel Schmitt sera au Salon du livre de Montréal dans 3 semaines. Je me réjouis de le rencontrer! Il viendra donner une série de conférences. Voilà, c'était mon petit partage du lundi soir ^^
    Bisous

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    1. Ahhh, je suis jalouse! J'adorerais en être! Tu me raconteras un petit peu hein?

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