mardi 18 août 2015

Los Angeles River, Michael Connelly

Alors qu’il enquête sur le décès de l’ex-profileur du FBI Terry McCaleb, l’ancien inspecteur des Vols et Homicides Harry Bosch en vient vite à penser que Terry n’est pas mort de sa belle mort, mais a bel et bien été assassiné par un meurtrier particulièrement retors. Les faits et les détails concordants sont très troublants, mais… aussi extravagant que cela lui paraisse, Bosch est amené à penser que l’auteur du meurtre est l’ancien grand patron du FBI, Robert Backus, dit « Le Poète ». Sauf que… le Poète est mort. À force de chercher, Bosch découvre une piste qui le remet en contact avec le FBI. 
Dans le même temps, l’agent du FBI Rachel Walling, ancienne protégée de Backus tout comme l’était McCaleb, et qui a été exilée dans le Dakota du Sud suite au rôle qu’elle a joué dans l’enquête sur le Poète, reçoit l’appel qu’elle redoutait depuis toujours : oui, le Poète est toujours vivant. Et il ne l’a pas oubliée. C’est donc contre leurs hiérarchies respectives que Walling et Bosch joignent leurs forces et, de Las Vegas au désert du Nevada en passant par les bas-fonds de Los Angeles, ils traquent alors un Poète qui n’a rien perdu ni de sa superbe, ni de son amour de la mort donnée avec la plus grande jouissance.

Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un polar. Très, très longtemps. Michael Connely fait partie des grands noms du genre, quoi de mieux pour renouer avec ?

Premier constat : j'aime les polars. J'avais oublié que je les aimais, mais je les aime.

Deuxième constat : je n'aime pas Robert Backus, mais pas du tout. Enfin si, je l'aime parce que c'est un sacré personnage de méchant, mais je n'aimerais pas le croiser dans une rue tard le soir. Ni même dans un aéroport. Je n'aimerais pas le croiser tout court en fait.

Différents personnages de ses romans précédents se croisent dans ce récit. L'on y retrouve Harry Bosch, Rachel Welling, le grand méchant loup nommé précédemment et Terry et ses problèmes cardiaques, même si Robert Backus s'est assuré qu'ils ne soient plus un problème.

L'enquête évolue doucement, avec en parallèle Harry et Rachel que tout va ramener vers la route Zzyzx (malgré un nom... farfelu, cette route existe, si, si, je vous assure. Par contre, je me demande comment on fait pour prononcer son nom. Je me suis exercée à voix haute, mais le résultat ne fut guère convaincant). Harry est l'enquêteur idéal, presque trop idéal dans ce roman, et Rachel n'est pas suffisamment présente à mon goût. Les dernières pages défilent un peu trop vite, mais cela reste malgré tout un roman très, très efficace. On réfléchit, on agence les pièces du puzzle, on tremble, on s'émeut aussi... (et on a envie de vomir devant Robert Backus, mais ça, vous n'aviez peut-être pas besoin de le savoir...)

Conclusion : Je vais faire des cauchemars à cause du grand méchant loup, mais quel personnage!


Merci beaucoup aux Editions Calmann-Levy pour ce retour dans le monde du polar !
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13 commentaires:

  1. Je ne crois pas avoir lu de roman de cet auteur... pourtant j'aime les polars, il faudra que je comble cette lacune !

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    1. c'est vraiment un auteur très efficace!

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  2. Je n'aurais pas été spécialement tentée par ce polar, mais pourquoi pas :) ?

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    1. C'est vraiment un récit bien mené...

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    1. Je comprends pourquoi: c'est mon premier Connelly et il m'a marquée.

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  4. j'avais beaucoup aimé le peu que j'ai lu de l'auteur mais ça fait longtemps. Il faudrait que je retente ça.

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    1. Oui!!! Tu te souviens ce que tu avais lu de lui?

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  5. Moi j'aime pas les clowns. Cette couverture fait réellement flipper! Ce polar a l'air de donner des frissons. J'avoue ne pas en lire souvent. Je ne sais jamais avec quel livre commencer. J'ai le même problème pour le thriller...

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    1. J'ai pensé la même chose en voyant la couverture! J'en lis peu aussi, c'est assez compliqué de tomber sur un bon polar, je trouve. Beaucoup d'auteurs s'y sont essayés sans être vraiment efficaces.

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  6. Michael Connelly et moi, on est un peu en froid depuis "Le Poète"... J'attends le lancé de tomates où je sors avant ? :D

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    1. Pas de lancer de tomates! Je comprends tout à fait qu'on n'adhère pas!!

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  7. La couverture est effrayante ^^, je lis très peu de polars je devrais peut-être m'y mettre surtout si le méchant l'est énormément :D

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